PourquoiJeMeSuisForméeAuTarot

Pourquoi j’ai Souhaité me Former au Tarot

En 2018, alors qu’un inconnu dans un bar mexicain me tire les cartes du tarot, je suis loin de penser que je saurai faire ça moi-même un jour. Je croyais d’ailleurs que cette discipline était réservée à des gens qui ont un “don spirituel” particulier (voyance ou truc du genre). Et me voilà, en 2022, à proposer des tirages de tarot (alors que je ne suis pas devenue medium entre temps). Voici comment cela est arrivé, et ce qui m’a poussée à finir par apprendre le tarot moi-même (et plus seulement laisser les autres me dire la signification des cartes).

2018-2020 : On me tire les cartes de tarot & je commence à utiliser des oracles

Octobre 2018 : on me tire les cartes de tarot au Mexique

Premier tirage par une Digital Nomad débutante en tarot

Je crois que ma première expérience avec le tarot date d’octobre 2018 : alors en voyage au Mexique avec d’autres Digital Nomads, l’une d’entre eux, qui venait de se former, nous a proposé une soirée tarot, où elle nous ferait un tirage à chacun.

J’étais méga enthousiasmée par l’idée, je voulais absolument recevoir mon tirage. Je sentais que j’adorais ça et que je voulais vraiment savoir ce que le tirage de cartes avait à me dire. Je ne me rappelle plus vraiment ni ma question (probablement liée à ma vie sentimentale), ni la réponse. Mais je me souviens bien l’enthousiasme pré-tirage : c’était le genre de truc que j’adorais !

Deuxième tirage par un inconnu dans un bar expérimenté en tarot

Le mois suivant, en novembre 2018, je suis accoudée au comptoir du Dirty Martini -notre bar QG de Playa Del Carmen, où j’aurai habité trois mois au total- en train de me commander une bière, quand un homme à côté de moi me demande si je veux qu’il me tire les cartes de tarot. Ouiiiiii ! Je suis trop contente, j’adore qu’on me tire les cartes et il propose de le faire gratuitement, juste parce qu’il kiffe. Il le fait aussi à deux amis à moi.

Cette fois-ci, je me rappelle ce que j’ai demandé : quand vais-je rencontrer l’âme soeur (ou mon partenaire de vie, un truc comme ça) ? Et je me rappelle que la réponse disait que j’avais d’abord encore des choses à régler avec moi-même, une blessure de cœur à guérir. Il se trouve que j’avais rencontré quelqu’un qui me plaisait en octobre, qui était reparti aussi vite qu’il était arrivé, et que ça m’avait laissée assez triste malgré tout. C’est d’ailleurs suite à cette histoire que j’ai entamé un grand travail sur moi pour sortir de la souffrance d’être célibataire et apprendre à vivre heureuse en tant que telle. Et c’est au cours de ce travail sur moi que j’ai lancé le Podcast Célibataire au printemps 2020.

En tout cas j’avais déjà une belle appétence pour le tarot et le fait de me faire tirer les cartes. Mais je ne crois pas que je me disais que j’aimerais apprendre à les tirer moi-même à ce moment-là. Je crois que je ne pensais même pas que j’avais les “capacités” pour : je pensais que c’était réservé à des personnes avec des dons de voyance, clairvoyance, ou un truc du genre (et je ne me comptais pas du tout dedans).

2020 : je découvre les “oracles”

En 2020, je ne sais plus trop comment, je découvre les “oracles”. Au début, ce mot me fait super peur. Ça me fait penser à l’Oracle de Delphe. J’imagine les deux grands Sphinx qui disent des énigmes. Ça me paraît ultra ésotérique, et pas du tout quelque chose pour moi. À nouveau, je le vois comme un outil à destination des personnes à dons de medium, voyance, encore des trucs de ce genre-là.

Mais quelqu’un a dû m’expliquer que non, que c’était accessible à n’importe qui (“parce qu’il s’agit juste de cartes avec des messages et des livrets pour comprendre les messages”), puisque j’ai fini par acheter mon premier oracle : “Libération énergétique” d’Isabelle Cerf.

De début 2020 à début 2022, je n’ai utilisé que des oracles. Après le premier, j’en ai acheté une série d’autres, un par un, de temps en temps : “Amour et lumière” de Doreen Virtue, “L’oracle d’Isis” (forcément, vu mon prénom… 😁) d’Alana Fairchild , “Chakra du Coeur” d’Isabelle Cerf à nouveau, et dernièrement, “Le petit oracle de la mission de vie” de Joanna Blossoms.

2020-2021 : je commence à envisager d’apprendre la cartomancie

Noël 2020 : on m’offre un jeu de tarot de Marseille

J’avais quand même dû parler de tarot à un moment, parce que mon père (Noël) a eu l’idée de m’offrir un jeu de tarot de Marseille à Noël 2020. Je me rappelle être super contente d’en posséder un, parce que je savais que ces choses-là m’intéressaient, mais je ne savais pas vraiment m’en servir.

Moi qui n’avais vu que les “arcanes majeurs” (22 des cartes du tarot de Marseille, les plus connues/utilisées et fortes/significatives/porteuses de messages), j’étais impressionnée par la tonne d’autres cartes présentes dans le paquet, pleine de dessins qui se ressemblaient tous. Je me disais “Ohlala mais il y a tellement de cartes à apprendre, ça va être super dur !”. J’avoue que ça m’a un peu fait peur et découragée. Mais je me suis quand même amusée à regarder les quelques explications présentes dans le livret (il y a quelques mots-clés proposés pour chaque arcane majeur). J’avais même essayé de me faire un tirage avec la méthode de tirage la plus simple proposée (le tirage en croix). Mais je n’étais pas très convaincue. Je trouvais ça difficile avec juste quelques mots-clés. Et puis je ne comprenais pas bien comment ça marchait, si je faisais ça correctement ou pas. Donc j’ai laissé ça de côté.

Octobre 2021 : premier contact avec une formation de tarot

En octobre 2021, j’ai passé un mois au Portugal avec d’autres Digital Nomads. Parmi eux : Claire, qui venait de se former en astrologie et tarot auprès d’Adélia Nollet. À ce moment-là, je ne ressentais pas encore l’envie de me former au tarot. Je me disais “pourquoi pas”, mais plutôt pour plus tard. L’astrologie, en revanche, commençait à bien m’intéresser et, un mois plus tard, j’ai commencé la formation en astrologie avec Adélia. À l’issue de celle-ci, je me sentais relativement “rassasiée” dans ma curiosité à apprendre cette discipline. J’ai commencé à sentir que, probablement, une autre discipline suivrait. Peut-être la cartomancie, peut-être autre chose. Mais je pressentais quand même fortement la cartomancie.

2022 : une rupture sentimentale me propulse vers l’apprentissage du tarot

Février 2022 : je regarde plein de tirages sur Youtube pour me réconforter suite à une rupture sentimentale

En février 2022, suite à une rupture sentimentale, je me suis mise à regarder plein de tirages de cartes “généraux” sur Youtube. Aucune idée de comment ces vidéos se sont retrouvées sur ma page d’accueil Youtube. Il se peut que j’aie cherché des informations sur comment trouver quel oracle acheter, selon notre besoin. Ou des informations sur le contenu d’un oracle en particulier. Petit à petit, j’ai vu éclore les “tirages par signe astrologique” sur ma page d’accueil Youtube. Je me suis sentie super attirée par ce genre de vidéo à ce moment-là. J’étais triste de la fin de cette relation et je crois que je cherchais une forme de réconfort : les tirages pouvaient me donner l’espoir qu’il revienne, ou de trouver quelqu’un d’autre. 

Je regardais des tirages comme “Qu’est-ce que votre autre pense/ressent pour vous ?”, “Tirage sentimental Sagittaire avril 2022”, “Va-t-il revenir ?”, “Quelle évolution entre vous ?”, “Ce que cette personne aimerait vous dire”, “Prochaine étape amoureuse”, “Que vous réservent les 6 prochains mois”.

Pour moi, c’était une façon d’obtenir de la réassurance sur l’avenir : quelqu’un venait me dire “ça va s’arranger, des choses positives vont t’arriver”. Je ne pouvais pas savoir si c’était vrai, mais ce qui comptait, c’est que ça me faisait du bien. J’avais l’impression que “l’Univers” me rassurait, me soutenait, m’envoyait des messages pour me dire de m’accrocher, que ça allait passer. 

J’ai suffisamment de croyances spirituelles pour croire qu’il y a vraiment des messages du “monde subtil”, de “l’Univers”, dans ce type de disciplines. Et à la fois, ne comprenant pas comment ça marchait vraiment, je ne le prenais pas comme une vérité immuable. En fait, je prenais uniquement ce qui résonnait de façon positive à l’intérieur de moi.

Finalement, je pense que regarder ça a retardé ma guérison, parce que ça maintenait une forme d’espoir vis-à-vis de cette personne (et m’empêchait de tourner véritablement la page). J’en consommais plusieurs par jour, je n’arrivais pas à aller me coucher sans en regarder un… J’étais dans une forme de dépendance vis-à-vis de ces vidéos, mais à la fois c’était le moyen que j’avais trouvé pour traverser cette période. En soit, ce n’est qu’une méthode comme une autre de s’occuper de son état émotionnel comme on peut dans un moment comme celui-là (en plus de pleurer, prendre soin de soi, se confier à ses amis, faire des choses qui changent les idées…).

Ces vidéos de tirages éveillent mon envie d’apprendre la cartomancie

Ce sont ces tirages qui ont le plus réveillé mon envie d’apprendre la cartomancie. En les regardant, j’étais fascinée par toutes ces cartes : comment les personnes arrivaient-elles à comprendre ce que ça voulait dire ? Pourquoi positionnaient-elles les cartes de cette façon ? Comment décidaient-elles de faire plusieurs lignes de x cartes et que telle ligne faisait référence à tel aspect de la réponse ? Pourquoi organisaient-elles les vidéos par signe astrologique ? Pourquoi d’autres faisaient des “tirages à choix” (3 paquets avec 3 petits objets, et un choix à faire entre les 3 = celui qui nous correspond) ? Pourquoi une personne ne mettait même pas d’objet, et comment faire son choix ? Comment est-ce que tout ça marchait ? Quelle était la signification des cartes ? Et comment marchait l’aspect “spirituel” : d’où venaient les “messages” ? De “qui” (“guides”, “Univers”, intuition, autre) ?

Plus j’en regardais, plus ça réveillait la “geek ésotérique” en moi qui avait envie de comprendre comment tout ça fonctionnait. Moi aussi je voulais apprendre la signification des cartes. Moi aussi je voulais comprendre comment les positionner, les tirer, et savoir donner des messages par rapport à ça.

Je commençais à sentir que je voulais me former. J’ai repensé à la formation d’Adélia. Je sentais que je préférais apprendre avec une professionnelle, pour pouvoir vérifier que je comprenais bien, que je faisais bien les choses, poser mes questions. Ça m’est arrivé d’acheter des livres (notamment “Les petits livres d’ésotérisme” qui sont très jolis), mais je trouve très difficile d’avoir la sensation de faire ce qu’il faut car difficile de s’auto-évaluer (surtout sur l’aspect spirituel de ces disciplines : est-ce que je suis en train de faire ce qu’il faut, sachant que je considère n’avoir aucun don “ésotérique” particulier ?).

Synchronicité : Adélia relance sa formation pile à ce moment-là

Synchronicité : quelques jours après, en me baladant sur mon fil Instagram (ce que je ne fais pas des masses donc, quand je tombe sur quelque chose qui répond à mes envies/questionnements du moment, dans ces moments-là, je me dis toujours que c’est l’Univers qui m’a guidée vers ça), je vois passer un post d’Adélia qui parle du fait qu’elle fait du tarot depuis 16 ans, et parle au passage de l’ouverture des inscriptions à sa formation.

Je me tâte quelques jours à cause du prix (555€, plus élevé que celui de la formation en astrologie, et qui me paraît plus conséquent), puis je décide de me lancer : c’est le bon moment pour moi, j’ai vraiment envie d’apprendre ça maintenant, j’aime le fait de pouvoir poser mes questions à une prof, d’être avec d’autres apprenants, et je connais déjà Adélia donc je sais à peu près à quoi m’attendre pour cette formation et ça me convient. Et puis, comme pour toutes les formations que j’ai suivies, je crois dans le fait que cette personne n’est pas arrivée sur mon chemin par hasard, que c’est sûrement LA prof dont j’ai besoin pour cette discipline, et que je n’ai pas besoin de chercher ailleurs.

En résumé

J’ai une forte appétence pour les disciplines ésotériques

Je crois que, de façon générale, j’ai une appétence pour les disciplines ésotériques. Avant le tarot, j’avais appris le Design Humain (en premier), puis l’Astrologie. Mon but n’est jamais de devenir professionnelle de ces disciplines (ce qui ne m’empêche pas de les intégrer à mes pratiques payantes existantes, ou de proposer des offres éphémères autour de ça -comme mes petits tirages de 15 minutes pour le tarot– tant que je suis la tête dedans et que j’ai envie).

Ma curiosité me donne envie de percer le mystère du fonctionnement de ces disciplines

Mais j’ai une forte curiosité pour le mystère derrière ce type de disciplines : je ressens une envie très forte de comprendre comment ça marche, de “percer ce mystère”. Et je trouve que la formation est ce qui m’aide le plus à m’approcher de cette compréhension, comparé aux livres. Car, avec les livres, je ne peux pas avoir confirmation par quelqu’un qui s’y connaît, que j’ai bien compris, que je pratique correctement, que je ne fais pas n’importe quoi.

Mes formations sont toujours précédées d’une découverte pour moi-même

Je crois que mes formations sont toujours précédées d’une découverte pour moi-même : je découvre la discipline > elle m’intéresse > j’ai envie de l’utiliser pour moi et j’ai tendance à utiliser beaucoup celle-ci pendant une période > je finis par ressentir une envie mêlée de frustration : j’ai envie de pouvoir me dire à moi-même les choses que le professionnel d’en face me disait, lui ; j’ai envie de savoir pourquoi il m’a dit telle ou telle chose, comment il fait pour savoir, sur quoi il se base > et c’est comme ça que je finis par me former moi-même à la discipline.

Comprendre la discipline est une sensation différente de recevoir une séance par un autre professionnel

Je préciserais que je trouve ça complètement différent de comprendre la discipline soi-même et de la “recevoir” par un autre professionnel. J’ai presque l’impression d’être deux personnes différentes car ça ne fait pas le même effet quand on analyse soi-même (son design, son thème astral, son tirage de cartes) et quand c’est quelqu’un d’autre qui nous dit ce que ça veut dire, les messages.

J’ai donc deux personnages à l’intérieur de moi :

  1. Celui qui adore aller consulter ce genre de professionnel pour s’entendre dire qui il est, écouter les messages et voir comment ça résonne ;
  2. Celui, un peu “geek des disciplines ésotériques” qui crève d’envie d’apprendre comment ça fonctionne et qui se forme pour.

Une fois ma curiosité assouvie, je passe à autre chose

Souvent, quelques fois après m’être formée, je perds l’intérêt pour cette discipline, parce que ma curiosité a été assouvie. Je pense que j’en vois aussi les limites, que je ne connaissais pas particulièrement avant, et qui me laissaient avoir une fascination extrême pour le sujet. En quelque sorte, ces formations me ramènent vers une forme de réalisme.
Mais j’aime quand même ce processus qui va de la découverte de la pratique à sa connaissance, en passant par la fascination pour ce qu’elle m’apporte et la curiosité extrême de comprendre comment elle marche. Et ça me va de passer à autre chose ensuite, je crois que ça fait partie de ma façon d’être (qui est d’ailleurs largement confirmée par mon Design Humain justement).

Photo by Viva Luna Studios on Unsplash

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